31.10.2006
Salon de l’aviation verte
Le salon de l’aviation verte s’est déroulé du 13 au 15 octobre 2006 sur l’aérodrome d’Aix Les Milles (Bouches du Rhône, PACA). Une quarantaine d'exposants (ONERA, Armée de l’air, Issoire Aviation, Hélicoptères Guimbal, etc) présentaient sur leurs stands et/ou des expositions statiques (R22, Lionceau, etc.) leurs dernières réalisations. Des conférences sur des sujets variés comme « Hélice silencieuse : mythe ou réalité », « L’insertion de l’hélicoptère dans la cité » ou encore « Nuisances sonores au voisinage des aérodromes : concertation et implication des usagers » ont permis de confronter différents points de vue (constructeurs, pilotes, riverains d’aérodromes).
Mais ce qui ressort surtout de ce salon est que l’aviation légère fait elle aussi des efforts pour devenir plus « verte ». ISSOIRE AVIATION et REX COMPOSITES vont par exemple débuter l’étude de procédés de fabrication moins polluants (sans composés organiques volatiles, etc.) et utilisant des matériaux composites structuraux écologiques.
Photos (David CLECH); moteur diesel de SAFRAN, pot d'échappement SCAI TECH et nouvelle hélice de l'ONERA et de DUC HELICES.
Au niveau de la réduction du bruit généré par les avions légers, deux réalisations me semblent très prometteuses :
- un nouveau type d’hélice, développé par l’ONERA et DUC HELICES dans le cadre du programme « Anibal 2 » (DPAC). L’hélice développée (cf. photo ci-dessus) présente plus de pâles qu’une hélice classique ainsi que des profils plus effilés. Elle est fabriquée en matériaux composites (carbone-époxy et mousse Rohacell). Cette hélice est actuellement en phase d’essais au sol et devrait débuter ses essais en vol début 2007. Les résultats seront ensuite rendus publics et disponibles pour exploitation. Les simulations réalisées indiquent une réduction du bruit généré de 6 à 8dB par rapport à une hélice « classique » équivalente et ce, pour une durée de vie et des performances au minimum identiques.
- un nouveau type d’échappement moteur constitué d’un échappement accordé (tous les « tuyauteries » ont la même longueur) associé à un silencieux double flux (cf. photo ci-dessus). Mis au point par SCAI TECH, il permet une réduction de l’ordre de 5dB du bruit au décollage et de 10 à 15 dB en vol pour une masse supplémentaire inférieure à 3kg (selon avion). La durée de vie du moteur et sa puissance sont par ailleurs augmentés tandis que sa consommation est réduite (-10%). A noter également qu’il existe aussi des échappements accordés (sans silencieux) développés par CHABORD mais leurs performances ne me sont pas connues de façon précise.
Les nouveaux équipements mis au point peuvent tous être installés en rétrofit ; je pense qu’on ne peut donc que se féliciter des progrès accomplis. Au final, l’aviation légère prend elle aussi le tournant du développement durable tout en suivant en plus une stratégie où tout le monde y gagne.
D'autres articles sur le même sujet :
Un salon de l'aviation "verte" (universal press agency).
http://www.universalpressagency.com/index.php?action=arti...
Conférence « Un avenir pour l’aviation générale? Energies et environnement. », récit de l'intervenant.
http://greendesign.canalblog.com/archives/2006/10/25/2994...
22:30 Publié dans Mais aussi... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.02.2006
Formation télémesure, l’apprentissage par la pratique de la réalisation complète de chaînes de mesure embarquées
En tant que membre de Planète Sciences, j’ai la possibilité de suivre des formations techniques. Les formations « télémesure » en font partie. A ce titre, j’ai suivi le 28 & 29 janvier 2006 à Paris la formation « télémesure » niveau 2 dans une ambiance à la fois conviviale et « studieuse ». Outre la réalisation de chaînes de mesure complètes, c’est-à-dire suivant le schéma capteur-conditionnement-modulation-somme-émission (norme IRIG) ou capteur-conditionnement-numérisation-création de trame-modulation-émission (norme FSK), des aspects comme la dérive d’une chaîne de mesure ou la compatibilité électromagnétique ont été abordés. De même que la plupart des personnes présentes à cette formation, je possédais déjà des connaissances dans certains de ces domaines. Les travaux pratiques réalisés ainsi que les échanges entre « stagiaires », ou avec les formateurs, m’ont permis de mieux comprendre les différents contraintes (et leurs effets) intervenant dans la réalisation de systèmes électroniques tout en les formalisant mieux de façon à obtenir des cartes et des systèmes plus aboutis. Un grand merci à toutes les personnes présentes ce week-end donc!
11:05 Publié dans Mais aussi... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Premier séminaire Perseus, les débuts d’une grande aventure technique et humaine
Comme je l’ai annoncé dans un autre message, j’ai rejoint les équipes du projet Perseus au mois de décembre 2005. Le premier séminaire a eu lieu les 27 & 28 janvier 2006 au musée de l’air et de l’espace à Paris. Le projet Perseus est une idée originale et innovante. C’est également une première mondiale mais nous ne sommes qu’au début du chemin. Bien des obstacles sont et seront à franchir avant d’atteindre le résultat visé. La première phase du programme verra l’étude de briques technologiques et de concepts pour un choix de configuration en 2010. La deuxième phase aura pour objet le développement du lanceur proprement dis (si la décision de le réaliser est prise) pour un premier vol envisagé en 2015. Lors de ce premier séminaire, les technologies dont l’étude est programmée lors de la phase 1 ont été présentées : réservoirs en carbone, aerospike, propulsion hybride, etc. En ce qui me concerne, suite aux informations communiquées durant ce séminaire, je devine déjà certains problèmes à venir, liés par exemple à l’organisation et à la communication interne. A cela s’ajoute le problème du financement, inexistant à ce jour bien qu’un premier financement soit prévu dès cette année (d’après ce que j’ai cru comprendre). Perseus est sans nul doute le début d’une grande aventure. C’est un vrai challenge et pour ma part, je suis prêt à relever ce défi! Je vous invite toutes et tous à rejoindre les équipes de ce projet pour le transformer en un grand succès.
11:00 Publié dans Mais aussi... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les formations National Instruments, des formations intéressantes à plus d’un titre !
National Instruments organise à destination des utilisateurs de ses produits (industriels, étudiants, enseignants, ...) des formations sur leurs produits, leur utilisation et les applications possibles. Au dernier semestre de 2005, il y en a eu trois : travaux pratiques de programmation temps réel, travaux pratiques d’acquisition de données et travaux pratiques d’instrumentation sur PXI. Etant très friand de technique, je les ai suivies toutes les trois. Outre l’intérêt qu’elles offrent vis-à-vis de la pratique sur Labview 7.1, j’ai ainsi eu l’occasion de découvrir de nouvelles fonctions, méthodes de programmation (architecture de programmes) tout en développant mes connaissances sur les différents types de matériels existants, leur potentiel, leurs utilisations et leur coût. Les matériels utilisés lors de ces travaux pratiques sont en effet très variés : instrumentation PXI, cartes PCMCIA, cible temps réel Compact Field Point, conditionneur SCC ou SCXI, etc. De même pour les logiciels NI et les différents modules de Labview : MAX, NI-DAQ, Labview Real Time, Trace Toolkit, etc. Par ailleurs, le fait de réaliser ces formations avec des professionnels en activité est également instructif car permettant d’avoir connaissance des problèmes rencontrés, des solutions trouvées et de la multiplicité des applications.
10:55 Publié dans Mais aussi... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Russe et Chinois
J'ai décidé de mettre à profit ma période de recherche d’emploi pour réaliser plusieurs choses que je n’avais pas eu le temps de faire auparavant. Débuter mon apprentissage du russe et du chinois sont deux d’entre elles. Au vu du temps que j’y consacre chaque jour, aux moyens actuellement à ma disposition, je pense pouvoir raisonnablement parler (conversation simple de la vie courante) et comprendre (un peu) ces deux langues dans un délai de 4 mois. En tout cas, c’est ce que promettent les programmes d’autoformation que j’utilise. Qui plus est, j’espère découvrir ces cultures même si cela ne restera en toute logique qu’un premier aperçu. Rien ne m’interdit à l’avenir de poursuivre ce premier apprentissage en accentuant l’une ou l’autre langue suivant mes nécessités professionnelles. J’apprends donc actuellement le Russe. Le mandarin suivra dès que j’aurais terminé mon cycle de Russe et que j’aurais reçu le programme d’autoformation au mandarin.
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