19.02.2007
2ième séminaire du projet PERSEUS
Le deuxième séminaire du projet PERSEUS a eu lieu les 9 et 10 février dernier au Musée de l’Air et de l’Espace à Paris. Comme chaque année, un séminaire a en effet lieu suivant trois objectifs principaux : présenter les travaux réalisés durant l’année écoulée, permettre aux différentes équipes de se coordonner entre elles et définir les travaux à venir… En bref, il s’agit de faire une revue du projet.
Les premiers travaux et leurs résultats ont donc été présentés à l’assemblée présente avant de faire l’objet d’échanges avec les autres membres du projet PERSEUS. Cette année, on a pu également observer une présence plus marquée des étudiants et des industriels ainsi qu’un début d’internationalisation.
En ce qui concerne la configuration du futur lanceur, plusieurs concepts très différents sont encore évalués à ce jour. Cela va d’une « classique » fusée consommable à un lanceur combinant un premier étage réutilisable de type drone et un deuxième étage consommable. Aucun choix n’a pour l’instant été réalisé mais déjà certains concepts se dégagent de l'ensemble. Deux plates-formes d’essais ont par ailleurs été réalisées : une fusée expérimentale (Planète Sciences/clubs espace) et un drone (club STS). La première testera en vol un propulseur hybride tandis que le second servira à commencer la mise au point (via l’identification des points durs) de la technique du lancement aéroporté. Il servira par la suite de banc d’essais volant pour différents systèmes. Au niveau des systèmes justement, nous ont été entre autre présentés les travaux réalisés sur les réservoirs d’ergols (AJSEP/IMA/IUT de Bordeaux 1/ENSAM) avec de premiers réservoirs fabriqués ainsi que leurs moyens d’essais associés, des études sur la transmission sans fil intralanceur (Ecole Centrale de Lille) ou encore des maquettes de quelques concepts à l’étude (lycée technique G. Monod d’Einstein). L’ONERA ainsi que le Politecnico di Milano nous ont également présentés les résultats de leurs études sur la propulsion hybride. Les thèmes d’études sont très donc très différents, l’état d’avancement aussi mais l’essentiel est que les travaux ont débutés. A noter également que les présentations étaient dans leur grande majorité en anglais… ce qui est une manière comme une autre d’habituer les étudiants à ce qui devraient être leur quotidien en entreprise !
Dans les mois à venir, les études et les essais vont se poursuivre et d’intensifier. Le portail PERSEUS devrait être disponible dans une première version dans le courant de l’été. Il est destiné à permettre une meilleure coordination entre les équipes mais aussi davantage d’échanges entre les participants et des mises en relations facilitées. La fusée expérimentale devrait également avoir volée d’ici là, suivant en cela le drone Chevalier noir.
Photos : David CLECH; Présentation de la fusée expérimentale de Planète Sciences ; le drone « Chevalier noir » qui a normalement du réaliser ses premiers vols depuis le séminaire ; maquettes de deux concepts à l’étude.
21:20 Publié dans Mes projets expérimentaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lanceur, perseus, nano-satellites, cnes, étudiants
02.02.2006
Tornade, un démonstrateur de drone à la fois fusée et avion…
Le dernier projet auquel j’ai participé dans le club « espace » de mon école était le projet Tornade. Tornade est un démonstrateur destiné à valider un concept de drone lancé à partir de sous-marin. L’idée était de conjuguer la discrétion des sous-marins avec celle des drones dans le but d’acquérir toutes informations utiles à l’utilisateur sur son champ d’opération. Tornade est une fusée biétage comprenant un « booster » (1er étage) et un combiné avion-fusée (2e étage) équipé d’une voilure déployable. Une fois ses ailes déployées, l’étage redescend, sans intervention extérieure, suivant une trajectoire prédéterminée. Mesurant 1,1m de long pour 2,5kg, Tornade peut planer sur une distance linéaire d’environ 1000m. Ce projet innovant utilise des technologies de pointe variées : matériaux composites (carbone-époxy, …), batteries Lithium polymère, matériaux à mémoire de forme, etc. En raison des impératifs de sécurité qui étaient les notres, de la complexité et de la durée de ce projet, il a été nécessaire de mettre en œuvre des méthodes et des procédures rigoureuses. Par exemple, une procédure a été définie après essais pour la mise en œuvre de matériaux composites carbone-époxy. Des études de sûreté de fonctionnement (simples et doubles pannes) ont été réalisées. Des méthodes de type industriel ont été employées : réalisation de modèles numériques (sous ProEngineer et Catia), utilisation de la méthode des plans d’expérience (Taguchi), etc. Par ailleurs, Tornade a été développé en respect des normes aéronautiques en vigueur (FAR et MIL). Il a fallu également gérer les contraintes liées à la rotation des effectifs pour éviter toutes pertes de compétences ou de connaissances des membres de l’équipe. Mes travaux sur ce projet se sont terminé début septembre 2005 par la rédaction d’un dossier de passation et par la remise des dossiers techniques et administratifs.
10:45 Publié dans Mes projets expérimentaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Perseus, le nouveau projet du CNES par et pour les étudiants
Par ailleurs, j’ai également rejoint au mois de décembre les équipes du projet Perseus. Perseus est un projet créé et supervisé par le CNES Evry. Il vise à faire réaliser un système de lancement pour nano satellites par des équipes d’étudiants en coopération avec des équipes de recherche, des industriels (grands groupes, PME/PMI, etc) et des associations (AAAF, Planète Sciences, ...).
10:40 Publié dans Mes projets expérimentaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Orion, la première étape de mon étude expérimentale des structures en vol
Au mois d’octobre 2005, j’ai démarré la réalisation d’une nouvelle expérience et d’une nouvelle fusée prénommée Orion. Mon idée première était de modéliser puis de tester en vol une structure de type « peau porteuse », rigidifiée par des renforts structuraux. Je souhaitais également tester de nouvelles solutions concernant l’antenne de télémesure et la compatibilité électromagnétique (CEM) des différents éléments de la fusée. Cependant, afin de respecter les délais qui me sont impartis et suivant les moyens à ma disposition, j’ai réparti mon expérience dans deux fusées distinctes, Orion étant la première. Orion va donc embarquer une charge utile destinée à mesurer les vitesses et accélérations vues en vol et tester une antenne hélicoïdale (en polarisation rectiligne) ainsi que des solutions originales concernant la CEM. A l’issue de ce projet, j’aurais donc acquis une base de données concernant les vitesses et accélérations vues par une fusée de cette classe en vol. Mais aussi, j’aurais qualifié en vol une partie de la charge utile et des systèmes qui seront embarqués dans la deuxième fusée nécessaire à l’expérience. D’un point de vue technique, Orion utilise un propulseur à propergol solide de type Cariacou (320N de poussée maximale, 145Ns d’impulsion totale). Sa structure associe des matériaux composites et métalliques. La charge utile comporte 3 accéléromètres et un capteur de rotation composé de 2 photorésistances. Les données sont émises sur 4 voies -le maximum possible pour l’émetteur utilisé- par télémesure analogique (norme IRIG) vers le sol. Le camion de réception du CNES, équipé d’un récepteur et du matériel associé, me permettra d’obtenir finalement les données brutes sous la forme d’un fichier exploitable sous Excel. Après exploitation des résultats, la remise d’un rapport d’essais à Planète Sciences et au CNES clôturera la première étape de cette expérience.
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